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BUC - Coq Mosan: le résumé de Jimmy



Ce dimanche 03/10/21 marque l’entrée de notre groupe Seniors dans la compétition de deuxième division belge. Après avoir dû être un peu plus patients que les autres équipes (pour rappel notre premier match à été annulé suite au forfait de nos amis montois) nous avons enfin pu ressortir les crampons pour croiser le fer avec l’une des plus grosse équipe de la poule, le Coq Mosan.


Tant désiré que craint , ce rendez-vous est déjà crucial pour notre groupe qui nourri des ambitions de succès pour cette toute nouvelle saison. Nos adversaires du jours se sont toujours montrés difficiles à manœuvrer et diablement combatifs, nous les connaissons par cœur mais ne savons jamais quelle stratégie ils s’apprêtent à déployer, une chose est sûr ils auront préparés cette rencontre avec le plus grand des sérieux.


Certes les conditions de ce retour à la compétition ne sont pas idéales ; conditions climatiques dantesques, infirmerie pleine à craquer et manque de matchs amicaux ne suffiront pas à gâcher la fête qui se tient du côté de l’avenue des communautés. Commençons ce récit par le retour sur le pré de notre désormais emblématique équipe réserve. Cette dernière présente un visage quelque peu modifié du fait l’arrivée de nouveaux guerriers dans notre bataillon ainsi que le retour des incontournables tauliers. Les joueurs arrivent dans les installations du club en arborant un large sourire qui traduit de leur impatience et peut être aussi un peu de leur trac.


A l’heure de l’échauffement le groupe semble au ralenti malgré la maîtrise des phases arrêtées et des combinaisons, résultat d’un travail sérieux effectué en pré-saison. Ce manque de vigueur trouve probablement ses racines dans l’arrêt des compétitions et l’intensité que celles-ci exigent. Nos joueurs se sont entraînés durant deux ans sans perspective d’affrontement ce qui à pu mettre à mal leur aptitude à faire monter la sauce et chauffer la machine. Peu importe les doutes et les petites faiblesses, il est impossible d’arrêter le temps et le moment de vérité s’approche à une vitesse déstabilisante pour nos valeureux gladiateurs du jour.


Le bref retour au vestiaire et les différentes causeries participent à faire bouillir l’atmosphère et à conditionner nos joueurs pour un affrontement qui quelle que soit son issue ne se fera pas sans souffrance. Ils en sont persuadés, tous rentreront chez eux avec les stigmates d’un duel au plus haut niveau de la division 2b. Dès le coup d’envoi l’ambiance est irrespirable tant il est difficile de prévoir de quel coté penchera la balance. Le Coq présente lui aussi une équipe rajeunie et animée de bonnes intentions offensives, l’accent est mis sur la vitesse et l’alternance entre les combinaisons des lignes arrières et le traditionnel affrontement physique tellement apprécié des avants. De notre côté , les BUCistes se montrent rigoureux et appliqués, ils mettent en pratique les conseils distillés par le staff et déploient la stratégie répétée à l'entraînement, malheureusement ils manquent cruellement de rythme ce qui nuit à leurs intentions offensives. A l’heure des oranges, les invités ne mènent que de 5 points et les joueurs savent que tout est encore possible.


Malgré quelques recadrages tactiques et l’accent mis sur la nécessité d’injecter plus d’énergie dans nos attaques, rien n’y fait et le match garde la même physionomie. Au coup de sifflet final, les joueurs sont déçus et ne se rendent pas encore compte qu’il ressort beaucoup de positif de cette confrontation. Malgré la défaite, nous avons eu le plaisir de revoir le visage de notre légendaire équipe réserve dont la combativité, la solidarité et l’envie de gagner sont les marques de fabrique. Pas le temps de s’apitoyer sur notre sort car la semaine prochaine nous nous rendons à Anderlecht pour un second choc qui s’annonce déjà cataclysmique.


Il est maintenant temps pour les joueurs de l’équipe première de faire leur entrée sur le terrain. Après quelques malentendus au sujet du terrain d’échauffement et une désignation d’arbitre en toute dernière minute, les joueurs sont chauffés à blanc et prêt à en découdre avec une équipe qui ne nous laisse pas du tout indifférents. Il faut dire que le passif est conséquent entre nos deux formations tant les matchs ont toujours été de très haute intensité. Cultivant un respect viril et ancestral à l’encontre de leurs adversaires du jour , les joueurs amènent la préparation mentale à son paroxysme.


Le match débute dans les conditions climatiques décrites quelques lignes plus haut, les attaques se succèdent des deux côtés et les chocs se font entendre aux quatre coins du stade. Malgré une volonté et une densité physique non feinte, nos joueurs semblent souffrir du même symptôme que leurs partenaires de l’équipe réserve ; les montées défensives sont lentes et laissent aux joueurs du Coq le confort de mettre leur jeu en place . Sur le versant offensif, le manque de vitesse dans les transitions se fait aussi ressentir avec pour résultat un rideau défensif noir extrêmement bien organisé et très difficile à traverser. Les rucks s'enchaînent et les fautes s’accumulent permettant à nos visiteurs d’engranger 9 points avant l’heure des oranges tandis que notre compteur reste bloqué à zéro.


A la mi-temps tous les défauts de notre jeu sont relevés par le staff et les joueurs, on discute et échange pour trouver la solution mais nous ne manquons pas non plus de faire appel à des notions plus basiques telles que l’estime de soi et la fierté.


La seconde mi-temps est toute autre et malgré un essai encaissé nos joueurs se rebellent. Le foyer de la mutinerie se situe au cœur du cinq de devant qui entame un travail de destruction de la mêlée adverse. Nos compères rompus aux tâches de l’ombre ne tardent pas à être rejoints par le reste de l’équipe qui décide de revenir au rugby originel, celui du défi et de la domination tant mentale que physique. Nos adversaires décident de relever le défi et se livrent eux aussi sans réserve, ils agrémentent leur jeu de quelques paroles bien aiguisées qui contribuent à faire encore monter la température d’un cran. Je ne le vous cache pas, les vingt dernières minutes de ce match sont bestiales et violentes, les impacts pleuvent et les signes d'agacement prennent de plus en plus de place dans le jeu. Quelques invectives et échanges de politesse viennent émailler la fin de ce match qui prend une tournure cruelle pour nos adversaire (peut être un peu trop sur de rentrer chez eux avec la victoire) car nous revenons au score en marquant deux essais dans les toutes dernières minutes pour arracher le match nul.


A titre personnel, la frustration de cette fin de match à très vite été chassée de mon esprit par un énorme sentiment de fierté et d’admiration pour ce que les joueurs ont été capables de réaliser. Malgré une fin de match chaotique, ils ont réussi à relever la tête et répondre aux attaques de leurs adversaires piqués au vif dans leur fierté.


Une fois n’est pas coutume, certains n’ont pas ratés l’occasion de vilipender le club que j’aime et qui m’a permis (il y a de cela 8 ans) d'épouser une seconde carrière dans le monde du rugby en m’offrant un poste d'entraîneur. J’ai à cœur de relever que notre club est un exemple d’inclusion sociale qui regroupe des gens venus des quatre coins du monde et d’origines sociales et ethniques différentes. Le BUC à contribué et contribuera encore longtemps à former des citoyens respectables en leur inculquant depuis le plus jeunes âge les valeurs de notre sport mais aussi celles qui sont fondatrices de notre club. La tolérance et l’ouverture d’esprit en sont deux des plus reconnaissables chez nos membres. Nous avons aussi à cœur de former nos jeunes et moins jeunes pour affronter la vie « la vraie » en travaillant sur les principes de la combativité et de l'estime de soi. Il est vrai que notre style n’est pas toujours politiquement correct et que peut être notre photo de famille est quelque peu originale mais quand je vois la dévotion de nos bénévoles et l’amour qui circule entre nos membres j’ai la faiblesse de croire que nous ne nous y prenons pas si mal que ça. Pour nous BUCistes il est primordial d’inculquer à nos plus jeunes que chaque acte à des conséquences et que si on allume un incendie il n’est pas dans notre ADN de tourner les talons lorsque les flammes deviennent incontrôlables.


Mes chers amis vous l’aurez senti dans ces quelques lignes, le rugby est bien plus qu’un sport pour moi c’est un mode de vie qui m’accompagne depuis l’enfance. Je vous remercie pour votre soutien et tiens encore une fois à tous vous témoigner de ma gratitude et de mon respect le plus profond.

Vive le BUC

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